Il y a des jours où on ferait mieux de rester couché.
Au Mexique, on dit : "para todo mal, mezcal" (quand ça va mal, un mezcal). Hasard ou coincidence ? J'en ai justement une petite bouteille, souvenir d'un week-end à Oaxaca, qui se morfond dans ma cuisine...
Le mezcal est, tout comme la tequila, un alcool réalisé à partir de l'agave. Mais si la téquila est produite uniquement à partir de l' Agave tequilana Weber, plus couramment appelée Agave Bleue, le mezcal, lui, peut être fabriqué à partir de plusieurs variétés d'agave.
Le processus d'élaboration du mezcal est resté artisanal, et se déroule dans des petites unités de production qu'on appelle palenques. Juste avant que l'agave ne fleurisse, on le débarrasse de ses feuilles et on en extirpe le coeur, appelé piña (c'est à dire "ananas", en raison de sa ressemblance avec ce gros fruit oblong). La piña est ensuite cuite, puis écrasée pour en extraire un jus qui sera mis à fermenter quatre à cinq jours, avant d'être distillé.

© Laurange
Le mezcal se boit, tout comme la téquila, dans des petits verres étroits, des "caballitos". On peut le déguster à température ambiante, ou frais mais non glacé (15°), seul ou avec des quartiers d'orange, ou de citron, et du sal de gusano (sel mélangé à la chair du ver rouge de l'agave).
On trouve d'ailleurs dans la plupart des bouteilles de mezcal un gusano, qui attend patiemment que la bouteille soit vidée pour être croqué.

© Laurange
Ce que j'ai omis de vous dire, c'est que le fameux dicton mexicain a une suite :
Y para todo bien, mezcal también"
(Quand ça va mal, un mezcal...
Et quand ça va bien, un mezcal aussi)
Mais, promis, demain... j'arrête !










